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Marcel Caron

 
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bigornéa
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Hors ligne

Inscrit le: 18 Juin 2008
Messages: 607

MessagePosté le: Mar 25 Nov 2008, 14:07    Sujet du message: Marcel Caron Répondre en citant

PIERARD a écrit:
Bonjour,Mon papa Monsieur Marcel Caron, Maréchal des Logis du 7ème GRDI a été fait prisonnier sur la plage de Dunkerque, puis s'est retrouvé prisonnier au Stalg VIII A le 28/6/194
Dans ses papiers j'ai retrouvé une listes de prisonniers originaires de la Flandre Artois Picardie :
la voici : le nom - le matricule - le pays d'où ils venaient
- DUTHOIT HENRI - AUMONIER AU STALAG VIIIA - 1094/133 - rue brule Maison à Lille
- SERROEN LEON -27646 - rue Dubois à Loiso sous Lens
- VANDENBEUCK MICHEL - 37643 - 30 rue des Glycines à Lille
- BESEME JEAN - 3821/102 - 87 rue d'Austerlitz à Tourcoing
- LELEU ALBERT - 64056/18 - cité Schneider à Escaudain
- PRINGAL MARCEL - 3757/102 - 117 rue Pasteur à Somain
- FLAMENT ALFRED - 25879 - Bergeumeuse (?)
- BOULARD AMEDE - 4112/102 - Marcounelle par Hesdin
- COUGOULE PAUL - 17763/102 - Pernes en Artois
- CARLIER GEORGES - 2485/101 (ou 102) - Livry Gargan
- DUMONT JEAN - 3800031 - 19 bd de la Liberté à Auberchicourt
- STORME ALBERIC - 9930/101 - Méteren
- WATINE MICHEL - 12133/C - Estaires
- WATINE JEAN - 12134/C - Estaires
- BRICOUT FERNAND - 25511 - 31 rue du progrès à Caudry
- HEDON GERARD - 38359 - 86 rue Pierre Catteau à Watreloo
- LEULIER ROGER - 26667 -rue Louis weil à Coudekerque
- ROY ROBERT - 10537 - St Omer
- BULTEL RENE - 27551 - rue de Villars à Denain
- BACIO LOUIS - 27706 - St Amand
- BASSET FRANCOIC - 2016/133 - Libercourt
- PRUVOST EUGENE - 1706/02 - 761 cité du Maroc à Granay

J'ai trouvé aussi une autre liste mais sans matricule :
- LEROUX LUCIEN de Saint Brieuc
- VIAL RENE de Lyon
- GROSBETY de Reims
- DE COLOMBEL ETIENNE de Cambes en Plaine (calvados)
- WEIGEL CHARLES de Lyon Vaise
-TEYSSIER PIERRE du Puy
- SERROEN de Loison sous Lens
- VIBOUD CLAUDIUS de Chambery
- DE COUX RAYMOND de Boulogne Billancourt
- DUTHOIT HENRI de Lille
- BERIER HENRI de Le Thiel (ardèche)
- WAUQUIEZ GEORGES de Charlieu
- RIDART ROGER de Meaux
- VIERMOT JACQUES de paris IXe


Voici un passage de son journal :
Papa écrira à Maman en février 1943


Stalag VIII A - le 21 février 1943


Il est 21h 30 l’électricité vient de s’éteindre et c’est le calme dans la baraque, éclairée par des lumignons. Mais qu’est-ce qu’un lumignon : c’est une petite boîte de conserve vide, remplie de graisse ou se trouve une mèche, c’est l’éclairage système des prisonniers. Je suis dans une grande baraque où les bi…… en carré – lits à 3 étages- je couche au troisième étage sous tes yeux, car j’ai installé une petite étagère d’où tu veilles sur mon sommeil, cela forme une sorte de petit appartement où nous sommes douze, on appelle cela un « block ». Je suis donc assis à la table du block et à la lumière des lumignons. Je viens bavarder un peu avec toi, je t’ai déjà envoyé une longue lettre mais elle n’a pas dû te parvenir.

En mai 1940, nous sommes donc montés en Belgique et après trois semaines de baroud, là et dans le nord de la France, nous avons terminé à Dunkerque où le 7 GRDI, ou tout au moins ce qu’il en restait, été fait prisonnier après s’être battu le dernier. Nos officiers ont été admirables, de vrais français devant qui on ne peut que s’incliner –tu peux le dire partout- Prisonniers, nous avons fait depuis le 1er juin jusqu’au début juillet un voyage à travers la France et la Belgique et la Hollande qui nous a amenés en Allemagne. Nous avons fait la route à pied de Dunkerque à la frontière hollandaise par étapes variant de 20/25 à 58 km par jour, ravitaillés sur la route par les civils. J’ai eu le bonheur de voir papa et maman sur la route. Puis à la frontière hollandaise nous avons été embarqués dans un petit train de betteraves qui nous a mené à un port d’embarquement sur le Rhin je crois. Sur tout le trajet les hollandais nous ont fait un accueil inoubliable. Puis nous fûment littéralement entassés dans des péniches à charbon et, après un voyage de 4 jours avec 1 pain pour quatre, nous avons débarqués en Allemagne puis après un arrêt de deux jours dans un camp à Emer, nous fûmes à nouveau entassés dans des wagons de marchandises à 50 cette fois ci où après 48 heures sans sortir, nous avons débarqué à Görlitz le 1er juillet.

Ce que je peux dire c’est que nous n’avons jamais été trop maltraités jusque là. Dans ce camp nous avons logé sous des pans de tente en toile, affamés nous avions très peu à manger. Nous sommes partis à 50 sous-officiers pour travailler afin de manger et nous sommes échoués dans une sucrerie où on nous avait fourni des travaux légers oh oui !!!J’y suis resté 30 mois environ jusqu’au 8 décembre 1942 -nourriture passable- mais nous avions sucre et charbon à discrétion car les prisonniers sont très débrouillards et surtout les conserves de viandes les plus variées que se procure Maître Marcel Devreux et ses amis, ainsi que pomme de terre. Parfois je songeais à vous me disant que vous n’avez peut-être pas tout ce que nous mangions. Tu vois que pour la nourriture cela allait très bien. Quand au travail, j’ai fait les travaux les plus durs : manœuvre, foreur, porteur de sac de 8O kilos parfois 100, constructeur de voies ferrées, curage d’étang, ramassage de betteraves par moins 25° de froid, mais j’ai tout bien supporté, je fus très vite endurci. L’été je travaillais aussi presque nu, une culotte de toile et des bottes de caoutchouc à curer des étangs, à pousser des wagons de 500 kilos et plus et à 3 à les monter de 0 à 12mètres de hauteur sur 200 mètres de parcours. Mais ceci ne me rendit pas malheureux.

Je me suis rendu compte que j’avais une santé de fer car mon stage de 6 mois à l’hôpital ne fut qu’un accident. Gelures à la main, je n’y fais plus attention. Les glandes sous le bras droit se sont envenimées, je dus rentrer à l’hôpital et fus opéré quatre fois, j’avais du pue sous le bas et une plaie de toute la largeur du bras de 4 à 5cm de profondeur qui ne voulait pas se refermer. Je fus très bien soigné, et c’est grâce à mon excellente santé que je dois de n’avoir pas eu un empoisonnement général. Les analyses n’ont jamais rien révélé. A l’hôpital nous étions de toutes les nationalités : français, belges, anglais, polonais, serbes, les infirmiers très (trop) aimables, le médecin parfait. Mes meilleurs camarades furent anglais. Nous faisions tous très bon ménage, il est sûr que parlant anglais ceci fut très avantageux. J’aurais mille anecdotes à te raconter.

Sorti de l’hôpital, comme tu le sais je suis rentré au Kommando à ma sucrerie où je repris mes anciens travaux. J’ai toujours refusé de travailler dans l’usine, j’ai toujours travaillé aux travaux extérieurs dans l’équipe de la cour, mais ce qui m’était le plus pénible c’était de ne pas avoir de camarades de mon milieu. Nous avions de bons camarades, mais pas d’amis, personne avec qui discuter sérieusement, j’étais le seul catholique pratiquant ou tant s’en faut, d’ailleurs au point de vue religieux c’est le néant au Kommando. Tous ou presque étaient des matérialistes jouisseurs. Au point de vue matériel solidarité parfaite, entente pour la débrouillardise, nous étions les rois. Nos rapports avec les allemands et les sentinelles étaient bons en général, sauf quelques têtes brûlées, des exceptions, mais nous savions faire valoir nos droits. Quand aux civils, lorsque la méfiance du début fut passée, nous fûmes en excellents termes avec eux en général. On peut dire que les français ont su se faire apprécier et aimer en général.

Au camp, nourriture suffisante, on se débrouille toujours, d’excellents camarades et un ami que je considère comme tel, un jeune juge avec qui je travaille. Mon travail : service juridique, travail de conseil auprès des camarades, c’est un peu un sacerdoce. Nous avons chapelle et aumônier. Un théâtre où j’ai fait mes débuts dans la troupe classique qui vient de se fonder. Travail de préparation de cours, les élèves sont très contents de leur nouveau professeur.


Maître Le Gueut, qui faisait office de conseiller juridique dans le camp, demanda son aide. Papa donna alors des cours de droit, fit passer des capacités en droit, défendit les prisonniers. Il faisait office d’avocat, de conseiller juridique et il allait, accompagner d’une sentinelle, défendre les Français au tribunal de Breslaw. Il avait une vie très active et avait le sentiment d’avoir été utile.

Je vous enverrai plus tard les quelques photos que je possède.
Cordialement Anne PIERARD











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MessagePosté le: Mar 25 Nov 2008, 14:07    Sujet du message: Publicité

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gayant
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Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2008
Messages: 383
Localisation: Nord

MessagePosté le: Jeu 22 Oct 2009, 10:16    Sujet du message: votre proposition de photos Répondre en citant

Bonjour,

Nous procédons actuellement à une mise à jour du site.
Votre proposition de photos est-elle toujours d'actualité ?

En cas de difficulté pour la mise en ligne n'hésitez pas à nous en faire part ici, ou en cliquant sur l'un des boutons "pm" ou "email" situés ci-dessous.

Cordialement,

Joël.
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LE GUEUT


Hors ligne

Inscrit le: 05 Aoû 2011
Messages: 2

MessagePosté le: Ven 5 Aoû 2011, 22:51    Sujet du message: Marcel Caron Répondre en citant

Bonjour,
J'ai été très touchée par cette lettre écrite par votre père Monsieur CARON. Mon grand-père, Jean Le Gueut a été fait prisonnier comme il est mentionné dans son écrit. Il ne parlait jamais en détail de cette période, même si le reste de sa vie a été marqué par ce passage en Allemagne.

 
Il est maintenant décédé depuis quelques années, mais nous avons retrouvé dans les papiers de ma grand-mère quelques photographies dans lesquelles vous retrouverez peut être des proches.

 
J'espère que d'autres sauront m'apporter des éléments sur ces années de mon grand-père comme l'a fait ce témoignage. Monsieur Le Gueut a par la suite exercé des fonctions de magistrat.

Je dispose d'un livret avec des dizaines de signatures de personnes qui faisaient partie du groupe d'études, et pourrais envoyer aux personnes concernées copie de ces pages, dont je met en ligne la première.

 
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gayant
Modérateur

Hors ligne

Inscrit le: 28 Oct 2008
Messages: 383
Localisation: Nord

MessagePosté le: Ven 5 Aoû 2011, 23:30    Sujet du message: Marcel Caron Répondre en citant

Bonjour,

Merci pour votre inscription sur le forum et pour ces informations très intéressantes.
Pour pouvoir adresser, comme vous le proposez, une copie des pages aux personnes concernées qui ont apposé leur signature, je pense qu'il est nécessaire que vous nous communiquiez la liste des noms ici, afin que quelqu'un puisse s'identifier ou identifier un parent.

Par ailleurs pouvez vous nous indiquer la position de votre grand-père sur les photos.

Merci d'avance.
Cordialement,
Joël.
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LE GUEUT


Hors ligne

Inscrit le: 05 Aoû 2011
Messages: 2

MessagePosté le: Mer 28 Sep 2011, 22:31    Sujet du message: Marcel Caron Répondre en citant

Mon grand-père figure en troisième position en partant de la droite sur la deuxième photographie. Je n'ai pas d'autre élément pour identifier les autres personnes, si ce n'est Monsieur CARON que l'on reconnait sur la première et deuxième photographie.
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capelle


Hors ligne

Inscrit le: 25 Juil 2012
Messages: 1

MessagePosté le: Mer 25 Juil 2012, 12:13    Sujet du message: Marcel Caron Répondre en citant

bonjour, mon grand père figure dans la liste de nom, Leulier Roger de coudekerque branche.
Les membres suivants remercient capelle pour ce message :
bigornéa (25/07/12)
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 23:48    Sujet du message: Marcel Caron

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